Mercredi 23 avril 2008
L'émotion que provoque la contre performance de Laure Manaudou est à la hauteur des rêves que faisaient naître ses performances.
"Comme elle le dit très bien elle-même : en 2004 j'avais 17 ans, j'enchaînais les courses et les qualifs comme ça ! J'avais beaucoup de fraîcheur et je faisais tout sans réfléchir. Je ne pensais même pas à avoir mal ou pas. J'y allais.
Maintenant je réfléchis un peu trop et c'est ça qui me fait stresser. Et puis j'ai quatre ans de plus et les jeunes commencent à pousser.
"

La difficulté dans la réflexion à mener pour analyser les résultats c'est de pouvoir faire la part des faits et des émotions et quand on réfléchit "un peu trop"...  les émotions viennent troubler la lucidité.
A ce niveau d'excellence, la plus petite émotion mal maîtrisée vient faire perdre des centièmes de secondes, qui font toute la différence à l'arrivée.
Quelques pensées récurrentes qui troublent l'idée qu'on se fait de la situation et c'est comme un frein sur l'ensemble de la prestation, qui altère la performance de l'instant et dérègle la gestion de son énergie personnelle et la capacité de récupération.

Toute la différence entre la haute performance et la performance durable, c'est la capacité à reproduire les performances sans qu'elles soient altérées par les échecs et les succès, ou par l'évolution de l'environnement.
Ce n'est ni une question d'âge, ni une question de compétences, mais une question de concentration.

La concentration c'est l'ingrédient fondateur de la performance.  Que ce soit dans le sport comme dans l'entreprise,  pour mener parfaitement une négociation, enchaîner le marathon de réunions ou de négociations dificiles, c'est la concentration qui permet de contrôler ses émotions, de filtrer ses pensées et de retrouver un mental et une énergie de champion pour attaquer l'épreuve suivante.
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Mercredi 23 avril 2008
Après les derniers exploits d'Alain Bernard, la question se pose de savoir comment le champion saura rester au plus haut niveau et renouveler ses performances.

Son entourage, à commencer par la contre performance de Laure Manoudou pour les épreuves de sélection au jeux olympiques de Pekin 2008, n'est pas forcément propice à renforcer son degré de confiance et pourtant les derniers interviews donnent des signes encourageant d'une solide préparation mentale.

Ces témoignages sont intéressants à remettre dans le contexte de l'entreprise pour les managers qui se sentent investis de la responsabilité de rendre leurs collaborateurs performants sous la pression d'enjeux forts.

En référence aux déboires de Laure Manoudou, l'entraîneur d'Alain Bernard, Denis Auguin témoigne :
"Il ne faut pas qu'il se projette sur ce qui arrive à Laure en se disant  "je suis le pendant de Laure chez les garçons : ça peut m'arriver".. Oui effectivement ça peut arriver, mais on n'a pas eu besoin de ça pour en être conscients"

C'est la capacité d'abstraction du champion, en faisant le vide mental, qui lui permet de maintenir un haut degré de concentration. En se maintenant dans cet état, il se préserve des perturbations de son environnement et conserve sa confiance à l'instant décisif.

Son entraîneur qui reconnaît la capacité de son champion à tirer les enseignements de ses échecs et de s'en souvenir durablement, sans état d'âme regrette aussi qu'il zappe un peu trop vite les réussites :
"autant il ne se fait pas de cadeau quand c'est pas bien et s'en souvient longtemps ; autant quand c'est bien il a tendance à oublier .. mais il faut se souvenir des choses qui sont bien".

et l'avis de l'entraîneur, qui prime la croyance dans les succès futurs plutôt que la tendance à envisager les difficultés et les risques d'échecs lui recommande :
"Tu es quand même le recordman du monde !, il n'y a pas de raison que tu ne sois pas capable de le refaire".

Ref : L'équipe 23 avril 2008


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Lundi 21 avril 2008

La tristesse c’est quoi ?

La tristesse est l’une de nos six émotions fondamentales définies par Darwin et admises depuis par l’ensemble de la communauté scientifique. Au même titre que la joie, la colère, la surprise, la peur et le dégoût. Paul Ekman a prouvé par la suite que chacune de ces six émotions revêtait trois caractéristiques immuables : elles sont innées, ressenties par tout le monde et reconnues par tout le monde. La tristesse est l’une des quatre négatives du lot avec la peur, la colère et le dégoût.

A quoi sert-elle ?

La tristesse a une fonction vitale en ce sens qu’elle permet au corps d’évacuer les tensions négatives accumulées. Elle est l’expression d’un désordre psycho-affectif violent.

Comment se manifeste-t-elle ?

Par une chute des neuromédiateurs tels que la sérotonine et la dopamine, responsables de la régulation de l’humeur. Sur le plan comportemental, l’état de tristesse déclenche bien sûr les larmes, mais aussi souvent une logorrhée, particulièrement chez les femmes. Les traits s’affaissent, le dos se voûte, le regard devient fuyant et les gestes sont très relâchés.

Typologie de la tristesse ?

On recense deux modes d’expression de la tristesse : soit elle est clairement exprimée, soit, au contraire, elle est intériorisée et se traduit par un repli sur soi et/ou une fuite des autres.

Ref : link
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Dimanche 20 avril 2008
Tiger Woods est parti officiellement pour le grand chelem et les ténors du circuits prennent position pour gérer cette concurrence exceptionnelle.
Ces témoignages ont été recueillis avant que le champion ne soit opéré le 16 avril 2008 du genou gauche, le privant ainsi de la possibilité de défendre son titre à l'open de Charlotte du 1er au 4 mai.


Zach Johnson, tenant du titre et vainqueur de Woods par 2 coups en 2007 :
Pour battre Woods : "Il faut d'abord de l'ignorance et de la béatitude ... Tout est une question d'attitude. Tiger et les autres stars sont supposés gagner. Ce qui veut dire que des joueurs comme moi sont supposés perdre et que la pression n'est pas sur nous.
L'idée est de se dire : pourquoi ne pas tout donner et voir ce qui arrive... Cela dit Tiger Woods est une bénédiction pour le jeu de golf et pour nous tous, car il nous oblige à aller toujours plus haut. Ce dire qu'il peut encore progresser est effrayant, mais effrayant dans le bon sens.
Il est effrayant même quand il joue mal
"


Phil Mickelson, numéro 2 mondial, 3 titres du grand chelem :
Réussir le grand chelem : "J'ai toujours pensé que c'était possible, difficile mais possible. C'est l'exploit le plus difficile du golf et la pression doit être invraisemblable lors du dernier tournoi. Jack Niklaus s'en est approché et je me souviens l'avoir vu rater pour avoir juste un peu relâché sa concentration sur un ou deux troux au British Open.
En tout cas ça demande un effort énorme sur toute l'année.
"

Ref : d'après un article paru dans l'Equipe le 10 avril 2008
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Dimanche 20 avril 2008
Pour enrichir ce thème, quelques lignes lues dans www.newzy.fr (les designers inventent le futur)


Les designers ont en effet des atouts évidents à faire valoir en matière d’innovation et de prospective :

•    Ils ont généralement une vraie sensibilité leur permettant de capter les tendances émergentes et d’identifier les « signaux faibles » annonciateurs du futur.

•    Ils ont la capacité à appréhendent les consommateurs avec sensibilité et à savoir leur parler sur un registre plus intuitif et émotionnel.

•    Ils ont une approche à la fois cerveau droit (leur côté rationnel et analytique) et cerveau gauche (leur côté intuitif et imaginatif). Grâce à cette approche équilibrée, ils constituent une interface naturelle entre la R&D et le marketing. Cette position médiane leur donne une position privilégiée pour introduire davantage de transversalité et d’intelligence collective dans les entreprises. Ils peuvent ainsi favoriser le lien entre innovations technologiques et aspirations du marché.

•    Ils permettent de rendre visibles les concepts nouveaux qui ont été imaginés de façon à permettre les échanges au sein de l’entreprise (et même avec des partenaires extérieurs et des clients) pour mieux préparer leur concrétisation en produits et services réels.

link
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Dimanche 13 avril 2008




"Un certain nombre des qualités que requiert le tennis, sont aussi celles de la direction d'orchestre :
notamment pour l'anticipation et la préparation mentale"
"jean claude Casadesus"

Ref : sur France inter le 13 avril.




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Dimanche 13 avril 2008

Le cerveau humain pèse environ 1,3kg mais il mobilise en permanence 20ù du sang et de l’oxygène de l’organisme. Il est divisé en 2 hémisphères. Au niveau moteur, l’hémisphère droit contrôle la partie gauche du corps et l’hémisphère gauche le coté droit. Si on simplifie les choses à l’extrême, sous 2 traitent l’information de façon différente et communiquent entre eux pour agir de façon complémentaire en se répartissant les tâches.

 

Hémisphère droit :

Procéder par métaphore, imaginer, créer, faire fonctionner l’intuition, observer, écouter, synthétiser.

Hémisphère gauche :

Lire, analyser, calculer, manier le langage, tirer des conclusions, résolution de problèmes logiques, organisation et planification.


Source : Listomanie (Hachette pratique 2007)/Stéphanie Bujon Melvin Knight
. link

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Dimanche 13 avril 2008

Le golf :
c'est rester physiquement détendu tout en étant sous pression psychologiquement, voilà le défi des golfeurs !
Un sport idéal
pour canaliser sa nervosité et travailler l'endurance mentale.

(ref : Management, avril 07)
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Dimanche 13 avril 2008
Oreca est une motorsport company de 25 millions d'euros, dont le modèle est sans égal en France. C'est aussi l'équipe la plus titrée d'Europe (toutes disciplines confondues, hormis la Formule 1, seule catégorie où elle ne concourt pas). Mais c'est surtout une entreprise qui a gardé la rage de vaincre.

« La meilleure des défenses, c'est l'attaque », telle pourrait être la devise de Hugues de Chaunac, ce compétiteur né, qui considère l'erreur comme une ennemie dont il faut se faire l'alliée, pour mieux la maîtriser...

Ambition. Le préalable du succès réside dans une ambition forte, fondée sur une certitude que la victoire est possible. L'enjeu de la première marche du podium constitue un objectif élevé, bien identifié, réaliste et non le résultat de paroles incantatoires.

Compétition. Gagner, c'est s'exposer, lutter contre les difficultés et ne pas se laisser aller au doute. C'est aussi faire parler de soi et recueillir l'estime de ses adversaires. Vaincre, c'est se préserver de se croire seul !

Passion. C'est le désir qui vainc la peur. Une force violente qui nourrit nos rêves et s'alimente de nos réussites. Elle nous donne l'énergie pour lutter contre les obstacles et dépasser nos défaites. Mais la passion nous aveugle lorsqu'elle nous ôte tout soupçon de doute ! Soyez vigilant !

Perfectionnisme. Le hasard ou l'aléa sont des failles du temps. C'est l'interstice où se niche le danger. Le perfectionnisme, c'est le talent qui vous initie à repérer les failles avant les autres et à ne pas vous laisser aller à la solution de facilité. C'est aussi traquer l'erreur pour ne pas se laisser surprendre ni devancer.

Eternité et humilité. Le paradoxe de l'échec, c'est croire que l'erreur conduit à une fin. Chaque défaite est un nouveau départ et chaque erreur une source d'amélioration. L'erreur est au progrès ce que le recommencement est à l'éternité. S'autoriser une erreur, c'est aussi pardonner celles des autres !

ref : link
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Samedi 12 avril 2008
S'impliquer; c'est un peu le leitmotiv des politiques de motivation des cadres dans les entreprises. Voilà une petite histoire qui illustre avec un peu d'humour la subtile distinction entre participer et s'impliquer réellement.

En fait l'implication, la manière de "sortir ses tripes" pour réussir un challenge, s'applique à tous les domaines, tant au plan sportif que managérial

A méditer au bureau et sur un parcours de golf ...

 La fable du bacon et des oeufs( *) :

A man from town asked an old farmer to be on a citizen's committee that would work on improving the town.
  The farmer asked :
Do you want me to be involved or committed ?
  What's the difference said the man ?

The farmer answered :

it's like a bacon and eggs breakfast. The chicken is involved, but the pig is committed.



S'impliquer suppose de croire sans l'ombre d'un doute que le plan qu'on a fait et l'image qu'on a est le meilleur.
Si vous avez quelque doute que ce soit, c'est que vous n'êtes pas totalement impliqué. Il manque en plus de votre conviction intellectuelle, un degré d'implication plus "viscéral"

L'implication plus profonde et entière, passe par la conviction que vous pourrez vous accomoder de n'importe quel résultat possible et de ses conséquences.

Sur un parcours de golf, mais l'application est en fait assez universelle, la question c'est de s'impliquer totalement dans la stratégie choisie, comme dans la fable : être totalement impliqué physiquement, mentalement et émotionnellement.

C'est ce dregré d'implication dans chaque swing, qui vous fera ressentir que votre corps et vos émotions sont parfaitement en phase, vous permettant ainsi de jouer votre swing en totale liberté d'esprit, sans aucune interférence de pensées polluantes.

C'est ce degré d'implication dans vos actes de manager, qui inspirera confiance et qui vous donnera une énergie d'entraînement, plutôt que cette énergie de crispation, qui accroît les efforts et diminue le plaisir donc la motivation.

(*) : ref : Zen golf, de Dr Joseph Parent, published by Doubleday





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  • : Des témoignages de sportifs pour inspirer les managers qui veulent mettre en place des stratégies d'excellence, sous la pression d'enjeux forts. Des analyses sur la place du mental dans le développement des performances dans le sport et l'entreprise. Comment les managers en s'inspirant des techniques de préparation mentale et corporelle des sportifs de haut niveau, peuvent faire des performances supérieures et durables.
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